RFID Traceability for Healthcare
  • FR
  • EN
  • Accès
  • Carrières
  • Contact

Une première mondiale, l’entreprise Biolog-id de Bernay a développé un système novateur de traçabilité du plasma sanguin

07/05/2015 - Biolog-id, une PME basée à Bernay, vient de remporter un important succès en étant retenue pour mettre en œuvre, en partenariat, un système de traçabilité du plasma sanguin par Radio fréquence identification (RFID).

L’opération associe les centres de collectes de l’Établissement français du sang (EFS) et le laboratoire public LFB qui a l’exclusivité du fractionnement du plasma pour en faire des médicaments. La technologie utilisée dont le déploiement est effectif depuis quelques semaines remplace les anciens codes à barres. « Elle permet un transfert d’informations plus rapide et sans erreur alors que le code à barres peut se déchirer, se salir et devenir illisible », explique Jean-Claude Mongrenier, président de Biolog-id.

Le procédé qui est présenté comme « une première mondiale » a nécessité huit ans de mise au point en collaboration avec le LFB avant de recevoir l’aval de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Il fallait en particulier s’assurer que la puce intégrée ne s’altérait pas dans des conditions de conservation comprises entre – 40 et – 80 degrés, qu’elle n’interagissait pas avec le plasma et qu’elle conservait l’intégralité de ses données.

Biolog-id qui détient 63 brevets a été créé en 1981 sous le nom de Réseaumatique. A l’époque, elle assurait via le minitel le passage des commandes des pharmaciens auprès des distributeurs de produits pharmaceutiques. Depuis, le web est devenu le standard pour le transfert de données et l’entreprise s’est adaptée. Elle a été reprise en 2005 par Jean-Claude Mongrenier qui lui a insufflé un nouveau souffle grâce à dix millions d’euros d’investissement notamment dans le développement de la RFID appliquée aux produits de santé.

Après la France, Biolog-id va déployer cette technologie dans des États comme l’Autriche, la Hongrie, la Slovénie et la Bavière où le LFB est présent. Au delà, il va démarcher les laboratoires homologues du LFB aux Etats-Unis, en Italie, au Brésil et en Malaisie. En parallèle, Biolog travaille à l’application de cette technologie aux plaquettes, aux globules rouges et aux préparations de chimiothérapie. 

Ces perspectives permettent à Jean-Claude Mongrenier d’envisager une très forte croissance du chiffre d’affaires qui passerait de 4,5 M€ en 2014 à 20 M€ dès 2016 dont 90% réalisé à l’international. Les effectifs, d’une quarantaine de salariés dont 80% de cadres aujourd’hui, devraient doubler dès 2015.